Le Retable

Le retable est une construction verticale qui porte des décors sculptés ou peints en arrière de la table d’autel.
Il est fréquent qu’un retable se compose de plusieurs volets, deux pour un diptyque, trois pour un triptyque voire davantage pour un polyptyque.

Sens liturgique :
La table d’autel est le symbole du Christ, et dans la liturgie chrétienne primitive il était interdit d’y poser quoi que ce soit. Au IXe siècle une autorisation pontificale admet l’exposition d’une chasse sur les autels latéraux. À la fin du XIe siècle on plaçait une paroi surélevée et historiée derrière les autels latéraux. Avec la Réforme et la nouvelle pratique du mystère de l’eucharistie s’ouvre la possibilité de mettre un retable derrière le maître autel, le haut clergé n’était plus derrière mais devant le maître autel.

Composition d’un retable :
Depuis le XIVe siècle, l’intérieur de la huche et de la face correspondantes des volets est partagé en compartiments verticaux comportant des reliefs sculptés qui sont couronnés par des décors architectoniques finement taillés. Le revers des volets ou portes est pourvu de panneaux peints. Jugeant que la manipulation des volets était trop lourde, leurs sculptures intérieures furent de plus en plus souvent remplacées par des peintures.

Les retables de l’époque gothique sont pourvus d’une double paire de portes ; l’intérieur de la première est occupé par des reliefs sculptés tandis que l’extérieur forme, avec l’intérieur des secondes portes, un polyptyque peint que l’on peut également fermer. La caisse d’un retable est toujours de forme rectangulaire. Depuis la fin du XIIIe siècle, la travée centrale est surélevée. L’encadrement profilé de la huche évolua cependant vers l’accolade. Le contour des volets fermés épouse étroitement celui de la partie antérieure de la caisse.

Usage :
Le revers des volets était fréquemment peint en grisaille, couleur apparentée aux périodes liturgiques de pénitence pendant lesquelles les retables restaient fermés. Ce n’est que pendant certaines époques de l’année liturgique – les cycles des grandes fêtes religieuses et les jours de fête du patron d’une église ou de celui d’une guilde ou corporation qui possédait un autel – que les retables restaient ouverts ; l’éclat de l’or et de la polychromie contribuait à accentuer la signification de la commémoration ou de la fête liturgique.

Fabrication :
Au XVe siècle l’exécution d’un retable était une entreprise qui engageait diverses personnes. En premier lieu, le huchier qui confectionne la caisse et l’ébéniste qui réalise la menuiserie décorative ; ensuite, l’imagier taille les reliefs d’après un modèle livré par un peintre ; suivent le polychromeur et le doreur qui étoffent le tout ; ils sont payés davantage que le sculpteur ou le peintre parce qu’ils travaillent la coûteuse feuille d’or.

Au début du XVIIe siècle, naît un nouvel élément de décor intérieur d’église : le retable de tuffeau et de marbre qui fera la renommée des architectes lavallois dans tout l’Ouest de la France.

Portfolio

Le Retable

La Restauration en images.

 - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  - |  -
 
 

Ville de Champagnole - Hotel de Ville - BP 90109 - 39302 Champagnole Cedex - France
Tél : (+33) 03 84 53 01 00
Camping Municipal de Boÿse : (+33) 03 84 52 00 32

> accueil | la mairie | vivre | se distraire | se développer | découvrir | contact | plan du site |
mentions légales | accessibilité ([]+0)

| Suivre la vie du site
Téléchargez le plug-in Flash pour profiter au mieux de notre site (880 Ko environ) !
Conception notre-ville.netconception, realisation de sites web pour les villes, mairies, collectivites locales